Vendredi 3 février 2012
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18:55
DO.RE.MI.FA.SOL.LA.SI.
Il danse comme un lourdaud (do)
Sur son slow préféré (ré)
Écrasant à demi (mi)
Les pieds de Josepha (fa)
Là, sous un parasol (sol)
De couleur chocolat (la)
Sans honte et sans soucis (si)
Elle en a plein le dos (do)
De danser toute serrée (ré)
Un peu comme une momie (mi)
Avec M'sieur Mustapha (fa)
Qui la colle telle une sole (sol)
Lui contant des bla bla (la)
D'un humour bien rassis (si)
Otez-lui ce fardeau (do)
Il faut la délivrer (ré)
Lui donner l’accalmie (mi)
Qu'elle puisse sur le sofa (fa)
Poser ses pieds au sol (sol)
Les masser bien à plat (la)
Se reposer aussi (si)
Arrêtez la musique
Do. Ré. Mi. Fa. Sol. La. Si.
Par Didier René
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Jeudi 2 février 2012
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20:44
L'AMOUR EST MORT
Il a cru en l'amour
Depuis le premier jour.
Tu as volé son âme
Son cœur et puis sa flamme.
Il était troubadour
Tendre comme du velours.
Tu as pris son esprit
Et l'as rendu aigri.
Il a perdu l'humour
Dans des dialogues de sourd.
Est devenu infâme.
Tu as tué l'amour
Au fil de vos jours
Ne laissant que mépris.
Par Didier René
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Mercredi 1 février 2012
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00:00
Toi, le petit,
Toi, le costaud
Toujours deuxième
Mais régulier,
Très bien blotti
Sous le manteau
De couleur crème
Du mois d'janvier,
Entre verseau
Et le poisson,
Dans la neige
Ou sous la pluie,
C'est ton berceau
Fait de glaçons
Qui te protège
De tous les bruits.
Toi, le plus fort
De tout l'hiver
Avec ton gel
Et ton verglas,
Ton vent qui mord
Dur et sévère
Qui nous flagelle
Avec éclat.
Toi, le petit,
Toi, le costaud,
Ton nom d'baptème,
C'est février.
Par Didier René
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Mardi 31 janvier 2012
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21:26
Le froid est descendu
Doucement sur la ville,
Timide et malhabile
Et quelque peu perdu.
Comme un individu
Qui sort de son exil
En douceur et tranquille,
Calmement, s'est rendu.
Mille fois attendu
En cet hiver qui file
Au goût de chlorophylle,
Chasse le malentendu,
S'installe sur la ville
Et y prend domicile.
Par Didier René
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Lundi 30 janvier 2012
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21:27
Je me suis cru quelqu'un
Mais je ne suis personne,
Qu'une simple poussière.
Comme tout un chacun,
C'est le propre de l'homme
Qui vit sur cette terre.
Il trace son destin
De l'hiver à l'automne
Recherchant la lumière.
Il, vit, sur ce chemin
Telle une bête de somme
En simple locataire ;
Un passage succinct
Qui, quelques fois, rayonne
Telle une belle croisière.
Il trouve le jardin
Pour y croquer la pomme
Avec l'aventurière.
Se tenant par la main,
Alors, ils s'emprisonnent
Pour une vie entière.
Allant jusqu'à la fin
Dans des ultimatums,
Ils regagnent l'enfer.
Je me suis cru quelqu'un
Mais mon nom est personne.
Je suis cette poussière.
Par Didier René
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