Il part sans retenue,
Quitte, ainsi, sa maison
Allant vers l’inconnu
Et bravant les saisons,
Recherchant sous la nue
Une quelconque guérison.
Il marche droit devant lui
Ne sachant où aller
Les yeux remplis de pluie
Et le regard voilé,
Sa flamme s’est enfuie,
Son cœur est mutilé.
Délaissant son passé,
Gagné par la tristesse,
C’est en pas cadencés,
Que, doucement, il progresse,
Et, en marche forcée
Qu’à l’avenir, il s’adresse.
Pour l’instant, son futur
Il le voit dans ses rêves
Qui lui servent d’amure
Pour éviter le glaive
Qui donnerait les blessures
Pour que sa vie s’achève.
Il songe à son nuage,
À ce monde ailleurs.
Une bien belle image
D’un avenir meilleur
Même si c’est un mirage,
Il fait tout son bonheur.
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