Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 07:26

 

 

 

Pendant quarante années,

J’ai été travaillé

Pendant quarante années,

Le réveil a sonné.

Pendant quarante années,

J’ai toujours cotisé.

Au terme de ces années,

On ne peut me payer.

 

Mais, un jeune ministré,

Alors, a décidé

Qu’il fallait continuer

À toujours travailler

Sous prétexte insensé

Qu’la vie est rallongée.

C’est surtout pour masquer

Une triste vérité.

 

Papy Boum a sonné.

Les caisses des retraités

Ont toutes été vidées.

Pour les chômeurs, payer.

Pour le trou, reboucher.

Tout ce qu’on nous a cachés

Pendant toutes ces années.

 

Si, nous, les retraités,

Nous n’allons pas bosser,

Nous allons tous claquer.

   

Et, ils vont continuer,

Tous ceux qui savent parler,

Discuter, palabrer,

Qui ne savent pas trimer,

À toujours fabriquer

Des chômeurs désœuvrés,

À mettre sur le pavé,

Des jeunes diplômés.

 

Oui, ils vont continuer

À toujours engraisser

Les mannequins surgonflés

De silicone carné,

Toutes les stars de ciné,

Les sportifs surpayés

Et les pauvres banquiers

Que la crise a ruiné,

À toujours distribuer

Des parachutes dorés

À tous ces gens friqués

Qui vont se balader

Pendant qu’on va marner.

 

Nous allons supposer

Qu’on vive jusqu’à cents ans?

Nous pourrons travailler

Alors quatre-vingts ans

Et le mot retraité,

Du dictionnaire, sera rayé

Car nous irons nous reposer

Quand le cœur aura cessé.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : LES PETITS BONHEURS
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 07:32

 

Y va encore rêver,

Le mec qui vit dehors

Quand y va s’arrêter,

Quelques instants encore,

Devant le marchand de télé

Qu’il va voir le décor

Sur l’écran allumé,

Sans son multicolore.

 

Y va encore rêver,

Lui, que le froid dévore

Par ces temps de gelées,

Qui cherche le réconfort

Dans des endroits chauffés;

Oh! Oui y va bien s’marrer

De voir celle qui pérore

Sur l’écran d’la télé,

Présenter le confort

À moitié dénudée

D’un chauffage inodore.

 

Ça f’rait plutôt chialer

De voir c’pauv mec dehors

Qui n’a rien à manger,

Qui marche à moitié-mort,

Avec le col rel’vé

Juste pour qu’on l’ignore.

 

Lui ,y va s’rechauffer,

Pensant qu’hier, encore,

Il était un homme fort

Qui allait travailler

Pour avoir le confort,

lui y va sûr’ment pleurer

dans un coin bien caché,

Tout seul jusqu’à l’aurore.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : LES PETITS BONHEURS
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 21:23

 

Toutes les étoiles du cœur

Ne sont pas que dans le ciel.

Elles sont dans tous les rêves.

 

Elles apportent le bonheur

Dessous un arc-en-ciel

Qui, chaque jour, s’élève.

 

Elles amènent la lueur

Qui enlève le fiel

De ce monde qui crève.

 

Elle nous donnent la chaleur

Bien placée au virtuel

Quand le réel s’achève.

 

Elles apaisent les peurs

Par leur clarté fidèle

Bien au-delà des rêves.

 

Elles sont pleines de douceur.

Chaque nuit, elles étincellent

Et me donnent la fièvre.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : muse zique
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 08:08

 

À cet instant précis

Où nous sommes rentrés,

Le petit homme râblé

 

Qui m’a donné la main

Tout au long du chemin

 

Tant pour m’accompagner

Que pour me rassurer

 

Me dit: « Va mon gamin,

Voilà, ça, c’est le tien »,

 

Me désignant d’entrée

Le lit déjà r’péré.

 

Puis, me lâche la main,

Me laisse face au destin.

 

Et, me voilà planté,

Complètement hébété

 

Avec la sœur « karmin »

Qui ne dit toujours rien.

 

Alors, je vais poser

Mon bagage léger

Sur le lit désigné,

M’assois sur le côté

Et me mets à penser

À l’amour envolé.

 

Voilà, ce sont mes souvenirs:

Le jour de mon arrivée,

Au château, dans les bois.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : soignant-soigné
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 08:15

En jouant avec les mots.

 

 


 

LA PARADE DES MOTS

 

Il est rentré à dos de chameau

Dans un hameau d’la ville de Meaux.

 

Comme étendard, un vieux rameau.

Dans ses paniers, quelques émaux.

Accompagné d’trois animaux.

Une allure de Geronimo

Qui rentre de Fort Alamo.

 

En le voyant, tous les marmots

Sortirent avec des plumeaux.

 

Il y avait jumelles et jumeaux.

Les vieux, armés de chalumeaux

Couraient vers les fonds baptismaux.

 

Des jours bizarres et anormaux

Dans un hameau d’la ville de Meaux.

 

Croyez-moi avec tous ces mots,

Il y a de quoi avoir des maux.

 

La langue française et ses mots.

Ils sont bizarres, quand même, ces mots.

 

Un mal devient des maux.

Un homme peut devenir homo.

 

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : Loisirs & Passions
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