Ce matin, je me lève.
La ville dort encore.
Elle est dans le confort
De quelques jolis rêves.
Derrière la fenêtre,
Je regarde le décor
D'une nuit qui s'évapore
Et d'un jour qui va naître.
Puis, un brouillard descend,
Vient cacher les maisons
Et masquer l'horizon
D'un voile blanchissant.
Telle une providence
Survole, alors, dans l'air
Sur la ville toute entière,
Un merveilleux silence.
Instant privilégié
Que j'adore et que j'aime
Pour écrire un poème.
En lui, me réfugier
Car, très loin du vacarme
Que sera la journée
Où l'esprit détourné,
Je resterai sans arme.
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