Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 07:20


Les pensions et autres orphelinats
Étaient ouverts par des religieux.
Des nonnes tenaient ces pensionnats,
Des femmes à l’esprit pointilleux.

Elle s’occupaient des orphelins
De manière assez stricte.
Pas de tendresse ni de câlin.
Dieu leur a donné son verdict.

Ces enfants-là, pupilles de l’Etat
Leurs parents sont morts pour la patrie,
Récompense suprême, l’internat
Jusqu’à la majorité, des enfants du Saint-Esprit

Prisonniers des caprices de la vie.
Le droit de se taire et obéir.
Ils vivent le bonheur, le malheur, la survie
Pour, plus tard, la liberté et les plaisirs.

Les choses ont bien changé.
L’eau a coulé sous les ponts.
Les années se sont écoulées.
Les dialogues ont remplacé les coups de bâton.

Les noms ne sont plus pareils
Ce n’est plus l’orphelinat mais le Home d’Accueil
La cloche est remplacée par le réveil,
La grille d’entrée par le seuil.

Des nouveautés dans tous les secteurs :
Les chambres étaient des dortoirs,
Les sœurs sont remplacées par des éducateurs,
Les salles à manger étaient des réfectoires.

Reste que les gamins sont les mêmes,
Avec les mêmes histoires,
La seule chose qui ne change pas, c’est  l’espoir.
Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : soignant-soigné
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 08:33


C’est une deuxième jeunesse,
Une période faite pour renaître.
Ce morceau de la vie où le temps presse,
Où l’on compte ce temps au chronomètre.

L’espace temps où l’on marche au pifomètre
La période où l’on abolit le réveil,
Où  l’on marche sans patron ni maître,
Ce temps où, de tout, on s’émerveille.

La période où l’on profite des enfants, des petits,
Où l’on peut rendre de nombreux services.
Ce laps de temps où l’on se divertit
Et de la vie, on profite des délices.

C’est le grand moment de faire la trêve,
Sur le travail, présenter un stop.
L’instant peut-être de réaliser ses rêves,
Faire du farniente une période non-stop.

Mais, pour arriver à ce stade,
Des années de labeur, il faut avoir donné;
De longues années, être parti en croisade
Pour penser enfin se reposer,
Aspirer au repos, se mettre en rade;
Des vacances éternelles méritées.
De son départ, préparer la parade.
Faire la fête
Profiter du temps,
C’est cela retraite.
Donner du temps au temps.
.
Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : soignant-soigné
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:01
Fumer donne le cancer
Mais d'autres choses donnent le cancer.
On ne les augmente pas pour autant ;
Les O.G.M et tous les aliments.

Fumer tue
Mais d'autres choses tuent.
On ne les signale pas pour autant ;
Les militaires, les C.R.S. et les agents.

Fumer abrège la vie
Mais d'autres choses abrègent la vie.
On ne nous prévient pas pour autant ;
Le nucléaire, la dioxine et les détergents.

Fumer nuit à la santé
Mais d'autres choses nuisent à la santé.
On ne nous avertit pas pour autant ;
 Les marées noires et les dégazages incessants.

Fumer rend malade
Mais bien des choses rendent malade,
Mais on n'en parle que discrètement :
Les guerres, la faim, le sida, ce n'est pas encouragent.

Les fous tuent.
Le travail tue.
Les politiques tuent.
Mais le temps tue

Hé oui ! Le temps tue et il tue bien plus que tout.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : GALERIE DES LETTRES
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:05
une nouvelle amie que j'ai rencontré sur un site de poésies
est venue nous rejoindre sur over blog
elle écrit de beaux textes.poèmes et poésies.
si vous voulez lui rendre visite..voici  son blog
manon2222.over-blog.fr.



UN HOMME NEUF


Je suis un homme neuf.
Pourtant, j’ai travaillé
Comme une bête, comme un bœuf,
De nombreuses années.

Maintenant, c’est du bonheur.
Pas de réveil qui sonne,
Journée de vingt-quatre heures,
Aucune n’est monotone.

L’amour guide mes pas,
Du matin jusqu’au soir,
N’ayant pour seuls appâts
Que la vie et l’espoir;

Cherchant dans l’avenir
Ce que, par le passé,
Je n’ai pu obtenir:
Le temps de me poser.

J’ai tant laissé de sueur
Sur le bord de la route,
Qu’à ce jour, quand je pleure,
Ne sort plus une goutte.

J’ai passé tant de temps
Hors de ma maison.
À présent, j’m’y détends
Jusqu’à la déraison.

Je suis un homme nouveau
Qui commence une vie
Sur un autre niveau,
Au gré de mes envies.

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : soignant-soigné
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 09:00
Il nous faut la présence,
Même dans le silence;
Savoir que nous sommes là
En haut ou bien en bas;

Juste la bienveillance
Comme seule exigence.
Un amour délicat
Chaque jour tend les bras.

Tendresse en abondance
Sans autre extravagance.
La jeunesse s’en va
Au pas de la Java.

Nous reste l’élégance
Et beaucoup d’indulgence.
C’est tout l’or que l’on a
Quand la retraite est là.

Il faut de la patience,
Beaucoup d’intelligence.
Le temps passe par là .
On ne l’arrête pas.

Des éternelles vacances
Qui portent la confiance.
Chaque jour bien au-delà
Des présages du trépas.
Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : soignant-soigné
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