Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 21:09

 

 

 

 

 

Voilà quinze jours durant

Que l'horizon est blanc

Et le ciel est opaque.

 

 

 

Une cloison de coton

Qui se dresse de front

Tout le long du parcours

 

 

 

Un grand mur opalin

Qui fait face au chemin

Et se veut aveuglant.

 

 

 

Sur la droite, un muret

De la couleur du lait

Livide et blafard.

 

 

 

Sur la gauche, la même chose.

Partout, le blanc s'expose.

Itinéraire crémeux.

 

 

 

Enveloppé de brouillard,

Le taxi débrouillard

Perce la voie lacté.

 

 

 

Derrière, lui se reforme

Un long mur uniforme

Toujours immaculé.

 

 

 

Comme dans un nuage

Préservé des naufrages,

Par des voiles de coton,

 

 

 

Il roule sans accroc,

Peut-être, dans son rétro,

Un ange de là-haut,

tendrement, le protège.

 

 

 

 

 

 


Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : Loisirs & Passions
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 21:06

 

 

 

 

 

 

Toi, le mois de l'automne,

Toujours très monotone

Au sol rempli de feuilles.

 

 

 

Toi, l'été tu endeuilles ;

Le mettant au cercueil

Noyé sous des couronnes.

 

 

 

Du matin jusqu'au soir,

Tu nous mets dans le noir

Sans aucun commentaire.

 

 

 

Tu as dans tes artères

Scorpion et Sagittaire

Qui nous laissent entrevoir

 

 

 

Depuis la préhistoire

Un mauvais temps notoire

Apportant avec toi

 

 

 

L'humidité, le froid,

Le gel qui se déploie

Sous des épais brouillards.

 

 

 

Tu fais peur aux vieillards

Avec tes corbillards

Garés tout près des chambres.

 

 

 

Calé entre septembre

Et le mois de décembre,

Tu annonces sans travers

 

 

 

Partout dans l'univers

Les prémices de l'hiver.

Toi triste mois de novembre.

 

 

 

 


Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : LA PLUME D'ARGENT
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 20:12

 

 

 

 

 

 

Je me lève à l'heure

Où les gens vont au lit.

Et là pour mon bonheur

Le silence me réjouit.

 

 

 

Je peux, les yeux ouverts,

Rêver d'un paradis,

Un immense univers

Auquel je donne vie.

 

 

 

Par des milliers de fleurs,

Cet espace est rempli.

Seuls les oiseaux chanteurs

Gazouillent un joli bruit.

 

 

 

Je laisse libre cours

A ma folâtrerie,

M'envole pour un séjour

D'une superbe griserie.

 

 

 

Je pars à l'aventure

Au gré de mes envies

Sans avion ni voiture,

Dans l'air, alors, je vis.

 

 

 

Dans une joie immense,

Je trouve un monde exquis.

C'est une renaissance

Qui, toujours, me séduit.

 

 

 


Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : LES PETITS BONHEURS
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 18:29

 

 

 

 

 

 

 

Il y a trop d'injustice,

Trop de calculateurs

Qui nous font des caprices

Et sèment la douleur.

 

 

 

Toutes ces âmes bienfaitrices

Ont des propos menteurs

Et, de toujours, ratissent

L'argent des travailleurs.

 

 

 

Elles se veulent protectrices

Au nom du créateur

Mais sont ambassadrices

De toutes les grandes terreurs.

 

 

 

Tous ces gens qui bâtissent

Et construisent le malheur

Sont pire que la jaunisse,

Le sida, les tumeurs.

 

 

 

Au nom des bénéfices,

Ces esprits oppresseurs

Jettent leur peuple au supplice

Aux mains des fossoyeurs.

 

 

 

Que le monde réagisse !

Croyez bien : il est l'heure

De quitter les coulisses,

De contempler les fleurs.

 

 

 

Il nous faut comme jadis

Montrer nos poings rageurs

Pour qu'enfin, tous nos fils

Découvrent le bonheur.

 

 

 


 

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : Loisirs & Passions
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 13:00

 

 

 

 

 

Ce n'est pas une canaille,

Juste un homme en naufrage

Qui subit le chômage.

 

 

 

N'ayant plus de travail,

Là, sous quelques cartons,

Il a fait sa maison,

 

 

 

Tout près d'un soupirail

D'où sort une chaleur

Qui apaise son malheur.

 

 

 

La rue est son bercail

Et le ciel est son toit.

Mais là n'est pas son choix.

 

 

 

Il livre une bataille

Subissant un calvaire

Dans le froid de l'hiver.

 

 

 

Quand la faim le tenaille,

Il n'a pour seul bonheur

Que les restos du cœur.

 

 

 

De le voir, tu tressailles

Car il se peut, ma foi,

Que, demain, ce soit toi.

 

 

 

 


 

Par Didier René - Publié dans : textes et poèmes - Communauté : les poètes d'abord...
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