Trois jours sans pouvoir aller sur les blogs..
l'administration inabordable
donc les poèmes au rancart
merci OB
Trois jours sans pouvoir aller sur les blogs..
l'administration inabordable
donc les poèmes au rancart
merci OB
Ils sont là, des centaines
Tout là-haut, dans le ciel,
Ils vont puis ils reviennent.
Formidable rituel.
Un ballet, une danse
Sur la plus grande scène.
Ils volent en cadence
Telle une valse de Vienne.
Ils s'en vont vers le Sud
Et reviennent au Nord
Prenant de l'altitude
En merveilleux accords.
Ils forment un nuage
En cercle et en ovale
Qui, doucement se propage
Dans le ciel automnal.
Ils tournent et puis virent
Là-haut, dans l'univers,
Attendant pour partir
Tous les retardataires.
Fuyant l'Est et le Nord
Pour des contrées lointaines
Vers un grand soleil d'or
Où se trouve leur domaine.
Un ballet dans le ciel,
Une danse aérienne,
Un salut officiel
Des oiseaux de Lorraine.
Ils sont tout guillerets,
Se promènent en forêt
Loin des yeux indiscrets.
Sur de secrets chemins
Comme de jeunes gamins
Se prennent par la main.
Ils vivent une aventure
Cachés derrière des murs
Ou bien dans la verdure,
Sortent à la dérobée
A grandes enjambées
Quand la nuit est tombée.
Dans des parcs isolés,
Sous un ciel étoilé,
Vont se laisser aller.
Ils prennent des repères
Entre ombre et lumière
Pour vivre leur chimère.
Et, ainsi, sans bagage,
Ils volent dans les nuages
Pour le plus beau voyage,
Une croisière dans le ciel
Par delà l'arc-en-ciel
Où brille le soleil
Des amours passionnelles.
Mon esprit est aride.
Ma muse s’est enfuie,
Partie comme un bolide
Au milieu de la nuit,
Me laissant dans le vide
Sans un quelconque appui.
Mes feuilles restent vierges
Et blanches comme la neige.
Pas un écrit n'émerge.
Pas même un seul arpège.
Face aux rideaux de serge,
Affalé sur mon siège,
Je pense et j’imagine
Que, là, sur l’autre rive,
Un autre la fascine
Pour écrire quelques livres.
Et ma plume orpheline
Est là quoiqu’il arrive,
Couchée dans son écrin
En attendant ma main.
C'est un texte dans l'air du temps.
L’état va geler ses salaires.
Là, je n'ai jamais ri autant.
L’état diminue ses dépenses
En virant quelques fonctionnaires
Pour nous montrer sa bienveillance.
L’état a des salaires mensuels
Loin de ce que l'on gagne en un an.
Pour sa retraite, c'est continuel.
Il faut trouver des solutions
Pour faire des économies.
Le peuple a des supplications.
En moins d'un an, si on voulait
On pourrait reboucher le trou
En donnant de grands coups d'balai.
En aspirant onze mois d'salaire
A tous les surpayés de France
Pour eux, ce ne serait pas la galère.
En voici quelques exemplaires
Qui ne seraient pas gênés du tout
Et seraient loin de la misère.
Les dirigeants, leurs secrétaires,
Les députés et les ministres
Les sénateurs et certains maires,
Les artistes et puis, les sportifs
Multinationales milliardaires
Ainsi que les emplois fictifs,
Tous ceux qui partent pour la Suisse
Ou dans des paradis fiscaux
Pour éviter notre justice.
Et, pour ne pas payer d'impôt,
Ils se cachent dans des oasis
En crachant sur notre drapeau.
Il y a bien d'autres modèles
Que l’état pourrait supprimer
Comme ce qu'il s'offre en parallèle
Tels les appartements d'fonction,
Les voitures et puis les maisons,
Les bateaux et puis les avions,
Les voyages et tous les festins.
Mais, il est tellement plus facile
De taxer les concitoyens
Qui vont se serrer la ceinture
Pour un nouveau plan de rigueur,
Pour régler toutes leurs démesures...

Une rose pour vous
Qu'elle éclaire de joie votre vie
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