Toute sa vie en souterrain,
A faire des trous dans les billets,
Du mois d'août au mois de juillet,
Il n'avait pas une tête de boute-en-train.
Coiffé d'une casquette,
Une pince dans la main,
Faisait toujours une petite courbette :
« Vos billets, s'il vous plaît, tendez la main. »
De Trocadéro à Opéra,
De Saint Lazare à la Bastille,
Sous la terre, comme les rats,
Il rêvait des Antilles.
Si le ticket n'était pas percé,
On ne pouvait échapper au contrôleur.
Resquiller : fallait pas y penser,
Fallait passer par le poinçonneur.
De nos jours, plus de contrôleur,
Plus non plus de poinçonneur.
Il n'y a plus que des composteurs
Ainsi que des perforateurs.
Le poinçonneur du métro:
Encore un métier disparu.
Aujourd'hui, ce métier peu connu,
S'il revenait, ne serait pas de trop.

Une rose pour vous
Qu'elle éclaire de joie votre vie
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