J'ai connu les premiers pas sur la Lune,
Les débuts du téléphone,
La grande fin de l'électrophone.
En ce temps-là, je prenais le porte-plume,
Pas de photocopie, du carbone.
Le twist désarçonnait le charleston.
Maintenant, le wifi est dans la commune,
L'ordinateur envahit l'hexagone.
Sans portable, tout semble monotone.
De tout, on peut monter le volume,
En pensant ne déranger personne.
Bien loin, le temps de Thomas Edison.
Ces phonographes de fortune,
Ces radios qu'on collectionne.
Le monde avance et se perfectionne.
La technologie est devenue coutume.
Moi, je m'accroche et me cramponne
Aux rapides changements qui m'empoisonnent.
J'essaie, en vain, de combler mes lacunes.
J'entends encore le clocher qui résonne
Pour m'annoncer l'heure de mes vieux scopitones.

Une rose pour vous
Qu'elle éclaire de joie votre vie
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