Les juilletistes, les aoûtiens:
Chacun ayant choisi son camp
Pour sortir du cycle infernal
De la routine du quotidien,
De la pollution, du boucan
Que font les villes en général.
L'un derrière l'autre, comme les indiens,
Ils s'en vont tels des émigrants
Vers toutes les plages du littoral
Se retrouver, comme il convient,
Sur les autoroutes, grossirent les rangs
Dans un bouchon monumental.
Du provincial au parisien,
Après des heures d'énervement,
Ils décrochent enfin le St Graal.
Un mètre carré, chacun le sien,
Pour étaler son corps tout blanc
Sous une chaleur tropicale.
Quatre semaines de va-et-vient.
Rien à dire, c'est très reposant,
Et, mon Dieu, que c'est original.
Sur le sable, retrouver son quotidien,
La foule et les cris des enfants.
Pour le farniente, c'est l'idéal.
Puis, au retour, on est très bien.
Doré, bronzé et triomphant
Pour rentrer dans la capitale
Aligné comme une meute de chiens
Les vacances, c'est vraiment charmant.
Se reposer c'est primordial.

Une rose pour vous
Qu'elle éclaire de joie votre vie
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