Jeudi 4 février 2010
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08:13
Pour tous les surveillants de nuit
Et pour moi même
Je fais de la surveillance de nuit,
Pas des heures d’équivalence.
Je surveille des petits, des enfants.
Je ne garde pas du charbon,
Des patates ou des bâtiments.
Je surveille le sommeil de leur nuit.
Elles sont pleines de turbulences,
De cauchemars d’enfant,
Et de rêves nauséabonds.
C’est un foyer d’accueil, pas un régiment.
Je suis surveillant de nuit.
A tout moment , quand les nuits font violence.
Je suis là, les calme et les défend
Des mauvais démons, je fais venir les bons.
Je les rassure, leur fais des compliments.
Comment pourrais-je protéger leur nuit
Si je partais dans le sommeil ou la somnolence ?
Comment réagiraient ces enfants
S’ils avaient besoin, s’ils se levaient d’un bond
Me trouvaient endormi, au détriment
De la sécurité que je leur dois la nuit.
Non, je ne peux faire de l’équivalence.
Ce n’est pas dans ma fonction de surveillant d’enfants,
Je dois les protéger de ces rebonds
Que sont leur nuit, par ma présence, à tout moment.
Par Didier René
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Publié dans : textes et poèmes
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