Mercredi 20 janvier 2010
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Sur le marché, chaque semaine,
C’est toujours la même rengaine:
Partout, on les entend crier
Pour, tous les clients, attirer.
D’un côté, la poissonnière
Qui nous chante, à sa manière,
La chanson de la mer:
« Demandez, goûtez ma moule,
Elle est fraîche ma moule. »
Et, juste derrière elle,
Il y a la marchande de laine
Qui crie à perdre haleine:
« Pour construire vos tricots,
Onze p’lottes pour dix euros.»
Et puis, de l’autre côté,
Que dire du charcutier
Qui demande, à sa façon,
De goûter son saucisson.
Pour les fruits et les légumes,
Elle vous montre, à la ronde,
La fermeté de ses melons.
Lui, la longueur de son concombre,
La belle couleur de ses prunes.
Et, tout le monde est en liesse
Devant le marchand d’vetments
Qui vous montre gentiment
L’élégance de son costume trois pièces:
La fleuriste qui insiste
Pour vous montrer sa fleur,
Qui f’ra votre bonheur
Car elle vous trouve triste.
Dans la main, ton poulet, tes patates,
Quand tu rentres à la maison,
Tu constates, avec raison,
Que tu as les bourses plates.
Par Didier René
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Publié dans : textes et poèmes
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