Mardi 26 janvier 2010
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Assis sur mon nuage,
Je contemple la lune.
Je lui donne un visage.
Coiffée, d’une toison brune.
Elle a un regard sage
Et des yeux couleur prune
Qui donne l’éclairage
Jusque dans la lagune.
Elle est femme sans âge.
Elle est toute et chacune.
Je lui donne l’image
De celle que je présume
Être toujours en marge
Dans mes textes, sous ma plume.
Ma porte sur le large,
Ma muse qui allume
Le feu qui se propage
Et qui, comme de coutume,
Enflamme lignes et pages,
Les noircit et les parfume.
Et, lorsque mon nuage
Vient voiler son visage,
Je la garde en otage
Jusqu’au lever du jour.
Par Didier René
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Publié dans : textes et poèmes
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