Mais qui sont ces sauvages
Qui ne pensent qu’à eux ?
Bâtisseurs d’un autre âge
Quelque peu scrupuleux
Qui installent des cages
Pour y loger les gueux;
Des gueux plein de courage
Qui, sans-papiers sur eux,
Arrivent d’un village
Où la mort plane sur eux,
Bravant tous les naufrages,
Espérant vivre heureux
Mais, rentrent en esclavage
Pour des patrons véreux,
Employés au chantage
D’un av’nir délicieux,
Sont pris dans l’engrenage,
Rêvant d’papiers sur eux.
Mais, quand fini l’ouvrage
Qu’on s’est bien servi d’eux
Est noté dans la marge
Qu’ils doivent rentrer chez eux.
Et, on pousse l’outrage
À les sortir des lieux
Avec force et tapage,
Les bastonnant un peu.
« Sans-papiers, tu dégages.
Chez nous, pas d’miséreux. »
J’ai trouvé les sauvages.
Ils sont pas chez les gueux.

Une rose pour vous
Qu'elle éclaire de joie votre vie
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