Vendredi 4 décembre 2009
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Je les croise chaque matin,
Ces deux têtes bien blanches
Qui se donnent la main;
Presque un siècle chacun,
Ils cheminent sous les branches
D’un paradis commun.
Il parlent de leur chemin,
De leur vie qui s’enclenchent
Un jour, au p’tit matin.
Le jour où leur destin,
Par un joli dimanche,
Se scellé en commun.
Alors, lui se souvient
D’ses ch’veux en avalanche
Qui tombaient sur ses reins,
De ses yeux couleur daim,
De sa robe bien blanche
Pour un oui en commun.
Elle et son air câlin
Lui rappelle sa frange
Et ses yeux d’azur fin.
C’est ainsi, chaque matin,
Que ces deux têtes blanches
Remémorent leur destin.
Toujours main dans la main.
Leurs pas jamais ne flanchent.
Un amour de destin
Que l’on souhaite à chacun.
Par Didier René
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Publié dans : textes et poèmes
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